Le Baptême d’eau

Ne pas attendre

Le baptème

Beaucoup se posent la question : Me faire baptiser, mais pourquoi et pour quoi faire ?

Jésus lui-même s’est fait baptiser par Jean-Baptiste pour montrer sa soumission à son Père et pour être un exemple pour tout ceux et celles qui le suivront et travailleront pour son royaume. Il s’est aussi identifier au pécheur repentant bien que sans péché.

Jésus a donc institué, pour l’Eglise, deux gestes porteurs d’un message: le baptême d’eau (Mt 28:19; Mc 16:16) et la Cène (Mt 26:26-28). Ces gestes illustrent, ou symbolisent, de façon visible des réalités spirituelles invisibles.

Jésus illustre le baptême à une nouvelle naissance mais Nicodème (Pharisien, docteur de la loi) pense que Jésus fait allusion au ventre d’une mère. Quelque part, l’image est parlante et symbolique puisque de l’eau du ventre nous sortons pour respirer une nouvelle vie.

« Jésus répondit à Nicodème : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui dit : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il une seconde fois entrer dans le ventre de sa mère et naître ? » Jésus répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître dʼeau et dʼEsprit, on ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de parents humains est humain et ce qui est né de lʼEsprit est Esprit. Ne tʼétonne pas que je tʼaie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. » Jean 3.3-7

Enseignement sur le baptème d’eau

1. La signification du baptême

Le verbe « baptiser » vient du grec « baptizô » qui signifie littéralement « plonger, immerger, submerger ». Il était employé en particulier pour désigner l’immersion d’un objet, par exemple une étoffe plongée dans de la teinture ou un navire hors d’usage coulé en mer. Ce terme implique que l’Ecriture envisage toujours le baptême par immersion.

A plusieurs reprises, Jésus-Christ a parlé de sa mort et sa résurrection comme d’un « baptême » (Lu 12:50; Mc 10:38). En effet, il s’est laissé engloutir entièrement par la mort puis il est revenu à la vie (Jn 10:17-18). Les événements de la Passion et de Pâques constituent la réalité historique qui donne tout son sens au baptême d’eau.

Le baptême comporte deux phases: l’immersion puis la sortie de l’eau. Ces gestes symbolisent ce qui s’est
passé spirituellement au moment de la nouvelle naissance.
L’immersion signifie que le croyant s’est identifié à Christ qui est mort (Ro 6:3-4a). Ainsi le converti voit tout son passé coupable englouti avec Jésus-Christ dans la mort et il est lavé de tout péché (Ac 22:16; 1 Jn 1:7). De ce fait, aucune condamnation ne pèse plus sur le croyant (Ro 8:1).

La sortie de l’eau exprime le fait que le croyant connaît une nouvelle condition et une nouvelle vie en Jésus-Christ (cf. Jn 3:3-7): il est « une nouvelle création » (2 Co 5:17), il est ressuscité avec Christ pour vivre désormais une vie nouvelle (Ro 6:4), sans se conformer aux habitudes de ce monde (Ro 12:2; Ro 6:11-13).
Le baptême est accompli au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (Mt 28:19), c’est-à-dire, non en vertu de l’autorité de celui qui baptise, mais en vertu de celle de Dieu. Le baptisé doit s’attacher à Dieu et non à un homme (cf. 1 Co 1:11-16).

2. Les conditions à remplir pour être baptisé.

La personne qui désire être baptisée doit être un disciple (Mt 28:19), c’est-à-dire quelqu’un qui croit en Jésus, Fils de Dieu, venu en chair, mort, ressuscité et unique Sauveur. Posséder la foi est une nécessité absolue pour recevoir le baptême (« Celui qui croira… », Mc 16:16; Ac 2:38-41; « Si tu crois de tout ton coeur… », Ac 8:37).
Les baptisés sont toujours des personnes qui ont adhéré personnellement à la foi (Ac 2:41; Ac 8:36-38; etc.). Cela implique que le baptisé a pris une décision personnelle et consciente de suivre Jésus-Christ.

3. Le but du baptême
Le baptême ne produit pas les réalités spirituelles qu’il illustre; c’est le Saint-Esprit qui opère l’œuvre dans le croyant au moment de sa conversion (Tit 3:4-7). C’est pourquoi « celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné » (Mc 16:16).
Le baptême n’est pas indispensable au salut (cf. le cas du brigand en Lu 23:41-43); cependant, pour tous ceux qui sont capables de le recevoir, il est une manifestation d’obéissance au Seigneur qui a demandé d’observer « tout » ce qu’il a prescrit (Mt 28:19; cf. Ac 10:48), entre autres le baptême.

Le baptême a trois buts principaux:

a) Le baptême est un témoignage
Celui qui se fait baptiser confesse par son acte, aux yeux de tous, qu’il croit en Jésus-Christ. Il exprime de façon visible la décision intérieure qu’il a prise de suivre et de servir Jésus-Christ. Un tel témoignage est essentiel (cf. Mt 10:32, litt.: « quiconque se déclare devant les hommes – c’est-à-dire publiquement – pour moi… »; Ro 10:9). C’est pourquoi le baptisé est souvent invité à confesser sa foi oralement.

b) Le baptême symbolise des réalités spirituelles
Le baptême est une représentation par gestes des grands faits spirituels qui se sont accomplis dans le croyant au moment de sa nouvelle naissance. Il constitue, de ce fait, l’occasion d’une meilleure compréhension des réalités spirituelles. Il aide à saisir le processus de l’expérience spirituelle qui, sans cela, pourrait rester un peu théorique (voir point 2).

c) Le baptême est un engagement dans la voie de la sanctification
Si le baptême illustre les grandes vérités de la nouvelle naissance, il illustre également le principe de la sanctification: le croyant accepte d’être mort avec Christ au péché et au monde (Ro 6:2-6; Col 2:11-12; 2 Co 5:15) pour vivre à la ressemblance de Christ (Ga 3:27; Ga 2:20; Ga 4:19). Celui qui demande le baptême accepte de s’identifier au « petit troupeau » des croyants et s’engage dans la voie de la sanctification.

4. Quand se faire baptiser

Dans la Bible, beaucoup se faisaient baptiser suite à la compréhension de la mission de Jésus et à l’acceptation de sa grâce et du salut. (Actes 8 :26)
Si tu crois de tout ton cœur alors fait toi baptiser. L’obéissance de l’eunuque montre qu’il était tellement sûr de son salut qu’il voulu aussitôt obéir aux ordonnances et suivre Jésus.
Mais l’eunuque était un homme érudit, ayant soif de connaissance et de vérité.
Le baptême n’est pas à prendre à la légère, c’est un engagement qui mérite d’avoir certaines connaissances bibliques. Le baptême peut se comparer à un mariage car Jésus est l’époux qui viendra chercher son Eglise et nous sommes sont Eglise si nous prenons la décision de l’accepter et de le suivre.
Alors il est très important d’être certain et de comprendre l’importance que cet engagement implique.

5. Le baptême des enfants

Le plupart des textes du Nouveau Testament soulignent la nécessité absolue de la foi chez le baptisé. A partir de ce fait primordial, il est évident qu’un nouveau né, ou un petit enfant, ne peut être baptisé, puisqu’il est incapable d’une foi personnelle. Le baptême ne peut être administré qu’à des personnes qui en saisissent le sens et l’acceptent librement. Le baptême des petits enfants n’est, de leur part, ni une profession de foi personnelle, ni un témoignage.
Le Nouveau Testament ne présente aucun baptême d’enfant et aucun texte ne justifie cette pratique. Historiquement, il est impossible de démontrer la pratique de baptêmes d’enfants avant la fin du 2e ou du début du 3e siècle.

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